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08/07/2005 - Les mauvais rêves tenus à l'écart Version imprimable Suggérer par mail

Michiel au pays des Amérindiens.

Quebec

Jour J+8 déjà! Nous sommes à plus de la moitié du séjour! Que le temps passe vite de l'autre côté de l'Atlantique! Ce mercredi fut une journée enchantée. Je vous explique, mais soyez indulgent avec moi car je rentre d'une soirée mouvementée: nous venons de danser (et chanter) pendant plus de deux heures au rythme endiablé des danses folkloriques québécoises! J'ai découvert « la cuillère », un instrument local composé de deux cuillères en bois: on le tape entre sa cuisse et sa main, je dois dire que je suis pas mal doué! Comme pour le cri du chiot de « la ferme à Maturin » (y a y a ooh) d'ailleurs.
Presqu'autant que Coralie et Tino dans le duo du miaulement du chat! C'était une soirée organisée par les familles qui nous hébergent ici, à Desbiens (la ville « des-gens-biens », vous vous souvenez?). Une petite fête d'au-revoir, puisque demain nous continuons notre périple vers la Mauricie.
Ce matin, nous avons visité le parc de Saint-Félicien. C'est un zoo, mais pas comme on peut l'imaginer. Aucune comparaison avec nos zoos à nous! Nous sommes montés dans un petit train pour un parcours de plus d'une heure à travers le domaine, entre bois et prairies. En chemin, nous avons croisé, en liberté, tout ce que compte la faune canadienne: des bisons, des orignaux, des caribous, des chiens de prairie, des marmottes, des cerfs et des biches de Virginie, et même des ours, qui passaient à côté de nous quasi à portée de main, comme si nous étions devenus d'un coup invisibles! Dans l'autre partie du parc, il y avait encore plein d'animaux typiques, que nous ne connaissons pas chez nous, comme des castors, des putois, des pumas, des aigles, des grizzlis et même trois ours polaires. Stupéfiant! Moi je cherchais les éléphants, mais on m'a dit que c'était pas vraiment le coin pour ça... En rentrant, nous nous sommes arrêtés à Mashteuiatsh (dites-le en éternuant, c'est plus simple). Là, au pied des tipis, nous avons fabriqué notre propre « capteur de rêves ». Késaco? Un merveilleux outil inventé par les Indiens pour protéger leurs nouveau-nés des cauchemars. Imaginez un cercle en bois (séché au soleil pendant plus d'un an pour être certain que le bois ne se déforme pas), garni des douze plumes de perdrix, et avec au milieu une toile genre
« araignée sous LSD », et, au centre de la toile, une petite pierre précieuse (turquoise ou jade, selon votre préférence). La nuit, les cauchemars se prennent les pattes dans la toile, où ils sont brûlés au lever du soleil. La pierre, elle, canalise les beaux rêves qui, eux, ne disparaissent pas et ne s'oublient jamais... C'est joli, non? Nous en avons tous fait un. Et qui sait, peut-être que « l'attrapeur de rêves » emporte aussi dans son sillage les cauchemars des enfants malades...

RECUEILLI PAR CÉCILE VRAYENNE AU QUÉBEC

La Capitale © Rossel & cie

 
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