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La montagne, un sommet de générosité. 
Un filin lie sa passion à la montagne, une corde l’assure, lui l’alpiniste, à son guide, une ligne est ouverte entre son rêve et un projet généreux. Tout se tient. DominiqueDe Staercke est en action, cet été, pour gravir 25 sommets de plus de 4.000 mètres dans les Alpes. Les dons qu'il pourrait récolter lors de cette aventure seront intégralement versés à l’ASBL Jour après Jour qui s’occupe des enfants atteints de cancer et de leurs parents. Ce professeur belge du Sacré-Cœur de Linthoudt a gravi son premier 4.000 en famille à l’âge de 9 ans. Depuis lors, sa passion pour les sommets alpins ne le quitte plus. En 1998, sa voie a croisé celle du jeune guide suisse Jean-NoëlBovier, d’Evolène. Ensemble, ils se sont liés d’amitié et ont échafaudé des projets à n’en plus finir. Dominique commence à accumuler les ascensions. En 2002, une autre rencontre bouleversera son existence. Brigitte, une collègue de travail, perd sa fille Caroline des suites d’un cancer. Sa famille, ses amis, ses proches se mobilisent pour monter un projet avec l’association Jour après Jour : achever une école pour enfants malades à Charleroi. Cette école fonctionne actuellement et s’appelle « Enfants de Caro ». Et comme tout est lié, Dominique apprend que Brigitte et son mari sont aussi passionnés demontagne, d’Evolène et du Val d’Hérens. Les vacances scolaires permettent de longues envolées. « Le guide était partant pour le projet de 25 sommets de 4.000 m », nous explique Dominique De Staercke. « Nous avons choisi des voies un peu rudes, moins fréquentées. Un hommage aux pionniers de ces montagnes. »
Outre l’attrait des sommets, le grimpeur veut aussi prouver autre chose : « Montrer que tout est possible. Quand on a un projet, un but, un combat à réaliser, on trouve toujours lesmoyens d’y arriver. Il faut y croire. Pour ma part, en aidant des enfants malades, cela me donne de l’énergie. Sains et en bonne santé, nous nous battons sur un terrain ardu. Eux aussi dans leur domaine. C’est là qu’on se rejoint. » Le périple alpin de cet été a débuté dans l’Oberland Bernois, en Suisse. Beau temps, un peu orageux, mais les sommets s’enchaînent. Nécessitant parfois un acharnement particulier : 15 heures de grimpe pour le premier 4.000. Quelques noms mythiques s’inscrivent à leur palmarès : Jungfrau, Grandes Jorasses, Barre des Ecrins… Des vacances laborieuses. Et généreuses. ! JEAN-PIERRE BORLOO Le Soir |