Comparaison lait de femme / lait de vache

Hormis leur couleur blanche, les différents laits animaux sont très dissemblables dans leur composition biochimique quel que soit le constituant pris en considération. Cela est très logique : ils sont parfaitement adaptés aux besoins spécifiques d’une espèce non seulement sur le plan nutritionnel mais aussi sur le plan hormonal, immunologique et neurologique.

 

Le lait est bien plus qu’un simple aliment, il est une sorte d’organe fluide qui prend le relais du placenta après la naissance et constitue l’ultime lien biochimique, avant le sevrage, entre les organismes de la mère et de sa progéniture, lien efficient sur le plan nutritionnel et pour achever certaines maturations d’organes ou de fonctions en particulier :
hormonales ( tout spécialement des facteurs de croissance )
immunologiques (transfert de moyens de défense mais aussi et surtout mise en place d’une flore intestinale, d’informations pour la maturation définitive du système immunitaire)
neuro-sensorielles (tout spécialement le cerveau du petit homme qui va acquérir l’usage de la parole et de la pensée).

Le lait est donc une sorte d’outil au service de la réalisation d’un projet existentiel et cela se traduit directement dans sa composition. D’où les différences aisément constatables dans le tableau ci-dessous et l’explication de la survenue de problèmes lorsque l’on prend le lait d’une espèce pour nourrir des sujets d’une autre espèce.

Pour 100 grammes Lait de femme Lait de vache Lait de chèvre Lait de brebis calories 70 64 71 107 protéines 1,03 3,2 3,6 5,6 Dont caséines 0,37 2,49 2,8 – immunoglobulines 0,6 traces – – glucides 6 à 7 4,6 4,8 4,4 lactose 80% 98% – – lipides 4,4 3,7 4,2 7,5 Acide linoléique 350 mg 95 mg – – Acide a linolénique 25 mg 2 à 3mg – – Acide gamma linolénique présent absent absent absent cholestérol 13,9 mg 11mg – – calcium 35mg 133mg 129 190 phosphore 14mg 88mg 103 150 Vit E 0,23mg 0,06mg Vit C 5 mg 1 mg 2 mg 3mg Vit A (U.I.) 330 140 120 200 lyzozyme 39 mg 0,01mg – –

Parmi les traits les plus marquants retenons

1) Dans la période explosive de la première année (le poids est plus que triplé, le poids du cerveau plus que doublé) le lait maternel est « pauvre »en protéines et en calcium comparé au lait de vache : trois fois moins de protéines et quatre fois moins de calcium !!!!

2) Les protéines sont de plus très différentes : peu de caséines et pas de betalactoglobulines pour le lait de femme. Cela explique pourquoi le lait de vache est allergisant et de plus toxique pour les parois vasculaires artérielles et veineuses.

3) Le lait de femme comporte 20% environ de sucres complexes, inexistants chez les bovidés, et dédiés à un rôle immunologique et neurologique. Notons au passage que le lactose a un index glycémique bas et un pouvoir sucrant de même ce qui devrait nous donner des orientations pour nos choix alimentaires quotidiens. On ne peut être qu’horrifié de voir maintenant du saccharose le plus mauvais (sucre blanc) se substituer dans les laits maternisés à ce bon sucre sous prétexte de confort digestif. L’inconfort digestif chez l’adulte est lié au lactose car l’homme ne digère plus ou mal ce sucre après l’âge de deux-trois ans, mais le bébé, lui, le digère bien et son inconfort digestif est lié aux protéines, comme le prouve l’épreuve de suppression .

4) Le lait de vache est riche en mauvaises graisses et pauvre en acides gras insaturés, surtout et cela est soigneusement caché les laits de ruminants sont une des rares sources (ave les huiles raffinées) d’acides gras « trans » les plus délétères des acides gras.

5) Les vitamines sont en moyenne cinq fois mieux représentées dans le lait de femme.

Le pire, peut-être, est que malgré toutes ces dissonances certains facteurs de croissance du lait de vache sont actifs chez l’homme et en particulier le fameux IGF-1 qui est exactement la même molécule dans les deux espèces ce qui explique sans doute pourquoi les cancers du sein et de la prostate sont si fréquents dans les pays gros consommateurs de produits laitiers. Les Asiatiques qui ne consommaient pas de produits laitiers n’étaient pas sujets à ces maladies, depuis qu’ils en consomment, ils les connaissent. Le médicament que l’on prescrit préventivement en cas de facteurs de risques ou/et pour éviter les récidives abaisse les taux de ce même facteur IGF-1 que vous apporte généreusement le lait et ses dérivés.

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